Les fantaisies de la Sirène

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lundi 2 janvier 2012

Bonne Année

Une nouvelle année commence.
Chacun espère qu'elle sera meilleure que la précédente. Mais n'est-ce pas supposer que le temps a connaissance de notre calendrier ?
Il y a bien sûr dans nos vies des périodes plus ou moins gaies, plus ou moins faciles, plus ou moins agréables.
Il y en a que l'on voudrait revivre pour les vivre différemment tant on a l'impression d'être passé à côté de quelque chose et puis, d'autres que l'on ne voudrait n'avoir jamais vécu car les cicatrices qu'ils ont laissé sont encore douloureuses.
Pourtant on dit que l'on apprend plus de nos erreurs que de nos réussites. Cela doit-il nous réconforter? Je ne sais. Je pense que la recherche du bonheur sans ombre est utopique et qu'espérer que les mauvais moments soient effacés par des myriades de gouttelettes de bonheur est beaucoup plus raisonnable.
Qu'en pensez-vous?
 

dimanche 18 décembre 2011

Trois mousquetaires

Trois hommes très différents Par la plume se sont trouvés Des proses se sont échangées Pendants semaines et ans.

Une princesse est apparue Avec ses mots pour parure Son cœur sans armure Son âme totalement nue.

Porthos, compagnon fidèle A ses côtés, jours et nuits Pour lui éviter les ennuis Veille sans relâche sur elle.

Aramis écrit des poèmes A l’automne de sa vie Et mène par envie Une retraite de bohème.

Athos joue les séducteurs Pour meubler son ennui Pour réchauffer ses nuits N’est qu’un collectionneur.

A ses trois compagnons La belle s’est dévoilée S’en est allé le félon Porthos et Aramis sont restés.

dimanche 11 décembre 2011

Magie de la nuit

L’astre lunaire s’éteint doucement. La nature belle et sauvage s’éveille sous les premiers rayons de soleil. Râ, en ce jour de septembre, éclaire le monde des hommes.
    Au-delà du petit pont, une sirène s’attarde. Elle vient souvent se balader dans ce petit domaine des iles de la Loire, admirer la faune et la flore dans cet espace encore préserver des ravages de la pollution.
Or, voici quelques jours, traversant une clairière de frênes, une pierre au milieu d’un parterre de fleur sauvage a attiré son regard. Elle l’a touchée du bout des doigts. Sa tiédeur l’a surprise. Dans sa main, elle est venue tout naturellement se lover. Quelques marbrures zébraient sa surface, des cicatrices anciennes, sans doute, certaines plus profondes que d’autres. Elle la souleva et l’exposa à la lumière du soir, des cristaux brillaient par endroit, comme si le bonheur irradiait de ce morceau de roche.
    De retour dans sa grotte au fond de l’océan, elle posa son trésor à côté de ses autres trouvailles, puis elle entonna un chant à la fois sensuel et mélancolique. Alors, la pierre se mit à luire, à émettre des couleurs. Une image se matérialisa. Un chevalier des temps anciens la salua :
- Bonjour Gente Dame, je ne saurais jamais assez vous remercier d’avoir bien voulu m’accorder la grâce de me ramener en votre logis. La Sirène fascinée par ce prodige ne sût que répondre : - Bonjour Messire, honorée je suis de votre présence. Mais, par quel artifice, une simple pierre peut-elle cacher un homme ? - Je ne suis point un homme, mais un paladin. Votre chant, belle sirène, m’a attiré vers vous. D’un mot d’un seul de votre part, je mettrais mon bras et mon épée à votre service en humble serviteur que je suis. - Je ne saurais jamais assez, Chevalier, vous remerciez de tant de bonté. - Point n’est besoin, ma mie, de m’offrir ors et diamants, terres et titres, quelques mots de vous, quelques lettres échappées, suffiront amplement.

dimanche 4 décembre 2011

Lande Amarante

Un vent échappé de l’automne souffle sur la lande en ce dernier jour de l’hiver avant le printemps. Main dans la main, nous nous promenons, passant de la marche rapide à une marche plus lente, à mesure que nos pas nous rapprochent de cet endroit qui n’appartient qu’à nous, ce petit coin de paradis, cercle de pierre à l’orée de la forêt de Brocéliande.

Mes cheveux en désordre jouent à s’emmêler et narguent les tiens coupés courts qui restent bien sagement à leur place. Quel contraste avec le pétillement de désir que je lis dans tes yeux lorsqu’ils se posent sur mon visage, ma bouche, mon cou, ma nuque !
Eole plaque ma longue jupe contre mes jambes dévoilant à ton regard la forme d’une attache coquine en haut de ma cuisse. Tu souris de cette impertinence qui me fait monter le rouge aux joues. Je baisse mon menton pour que tu ne le vois pas, mais, en riant, tu t’arrêtes, passes ta main dessous, relèves ma tête et tendrement embrasses mes lèvres.
Un long frisson me parcourt toute entière, mes doigts se serrent un peu plus autour des tiens et nous reprenons notre marche, nos deux cœurs battants un peu plus vite. Je lève mes yeux vers le soleil, mes paupières viennent doucement les recouvrir et seulement guidée par ta main, j’avance dans le vent. Mes pieds cessent de fouler l’herbe drue et se posent sur une terre battue qui me ramène à la réalité des lieux. Nous nous arrêtons. Tu passes un bras autour de ma taille et m’attires amoureusement à toi. Ma main vient caresser ton épaule, remonte vers ton cou, glisse derrière ta nuque et s’y agrippe quand l’intensité de ton baiser enfièvre tout mon corps.
Comme dans un rêve, dans un autre univers, à une autre époque, nous avançons collés l’un à l’autre jusqu’à ce bloc de granit aux angles érodés par les intempéries et à l’assise polie par les hommes et les femmes qui s’y sont reposés.
Que d’histoires ces pierres pourraient-elles raconter ? Des histoires de repos après une longue après-midi à travailler le champ qui longe la forêt. Des histoires de rendez-vous nocturnes pour conspirer pour la liberté de penser et de vivre. Des histoires d’amours naissantes les nuits de pleine lune. Des histoires simples d’amoureux en quête d’intimité, ou bien, de belles histoires d’amour et de passion surgies au bout de la nuit entre le ciel et l’enfer.
Lentement, tes baisers parcourent la courbure de mon cou. Tes doigts glissent le bord de mon gilet, dénudent mon épaule, tes lèvres poursuivent leur chemin jusqu’à cette ombre de tons bleus qui s’est échappée de la pointe du spécialiste pour se montrer juste là, où, à chaque mouvement, il peut onduler. De ton autre main, tu suis l’arrondi de mon sein, des frissons de désirs montent du plus profond de mon être vers toi, mes mains alors, impatientes et tendres commencent à ouvrir un à un les boutons de ta chemise. Ma bouche vient découvrir la douceur de ta peau, ton odeur m’enivre, plus rien ne nous retient. Nous nous offrons l’un à l’autre comme des amants passionnés sur cette musique qui résonne dans nos têtes et rythme nos ébats pour nous emmener dans ce monde si beau et si merveilleux d’un moment unique, en ces lieux si particuliers qui ne sont qu’à nous.
Les pierres auront une autre histoire à raconter, celle d’un rêve qui devint réalité dans la Lande Amarante pour le plaisir des mots et de l’instant.

dimanche 27 novembre 2011

Chocolat gourmand

Ouf ! Me voilà enfin à la maison.

Je replie le parapluie et le dépose sur le paillasson où il va dégouliner le temps que j’ôte mes chaussures. J’ai laissé tomber mon sac à main le long du mur de l’entrée. Mon imper commençant à marquer le carrelage d’une trainée humide, prestement, je l’enlève, le replie sommairement, récupère le parapluie et en quelques enjambées prudentes, afin que mes pieds nus dans mes bas ne glissent, je gagne la salle de bain et je les lâche dans le bac à douche. Puis, j’attrape une serviette en éponge, frotte vigoureusement mes cheveux, respire un grand coup. Je me regarde dans la glace et un rire me secoue. Ouh la la, j’ai besoin d’un bon coup de peigne pour discipliner un peu ma tignasse. Je m’exécute, puis, je prends mon ciré et le suspend sur le cintre laissé la veille pour le cas où la météo ne s’améliorerait pas.

Faisant fi des superstitions familiales, j’ouvre en grand cet accessoire destiné à sauvegarder nos corps des caprices pluvieux du ciel et l’équilibre tant bien que mal sur le rebord de la baignoire. Je regagne l’entrée, ramasse mon sac pour le ranger à sa place sur le meuble du vestibule et referme ma porte. J’ai de la chance d’habiter au dernier étage et de ne partager le palier qu’avec un jeune couple parti pour des vacances à la neige.

Un frisson me parcoure le dos, je me dis qu’une tasse de thé me réchaufferait. Je me dirige vers la cuisine et ma main droite machinalement plonge dans la poche de mon gilet. Un sourire s’esquisse sur mon visage quand je retire un petit pain de sa « cachette ». Il est froid, un peu rassis, mais toujours de cette belle couleur dorée qu’il arborait sur mon plateau à la cafétéria de l’usine ce midi. Je ne l’ai pas mangé, plus très faim après le hachis parmentier hebdomadaire. Mais, je n’ai pas voulu l’abandonner au triste sort qui l’attendait entre deux assiettes vides, un verre sale et une tasse à café. Une main lasse et gantée de plastique jaune l’aurait attrapé sans ménagement pour le jeter au milieu d’autres détritus dans l’attente du broyeur ou de l’incinérateur. Triste destin !

Je le dépose doucement sur le plan de travail. Je prends la bouilloire électrique la remplie à moitié d’eau du robinet et appuie sur le bouton de marche après l’avoir reposée sur son socle. Mes mains s’activent entre la théière dans laquelle la boule emplie d’un mélange aux senteurs vanillées vient tout naturellement se glisser, une tasse en fine porcelaine blanche bordée d’un liseré doré, une planche en bois et une scie à pain. Le petit pain est délicatement ouvert en deux par des dents affutées. Sa mie blanche s’offre à mon regard. Mes doigts le déposent dans la fente du grille pain et en actionnant le levier, le laissent descendre entre deux rangées de résistances qui rougissent de voir cette gourmandise venir se réchauffer et se parer de couleurs plus ensoleillées. Un clic, et mes narines respirent la bonne odeur de grillé qu’il exhale pour se rendre plus appétissant.

Hum ! La bouilloire émet un clic pour me prévenir que l’eau frémissante n’attend que mon bon vouloir pour se verser dans le récipient qui l’attend et ensorceler chaque brisures de feuilles afin d’en extraire toutes les senteurs des pays lointains qui les ont vu naître. Je procède au rituel et dépose le tout sur le plateau. Les deux morceaux du petit pain encore chauds viennent attendre sur une soucoupe. Mes yeux ont effleuré un pot en verre empli de ce délicat mélange de cacao onctueux au parfum rehaussé de petites touches de lait, de sucre et de noisette. Des frissons provoqués par le métal froid d’une cuillère parcourent ma main, mon poignet se courbe, un sourire gourmand s’esquisse sur mes lèvres, mes yeux rieurs se plissent doucement. La pâte à tartiner coule sur la mie tiède, emplit chaque petit trou, s’uniformise sous la chaleur. Le parfum excite mes papilles et je salive au plaisir à venir. Un peu de pâte est restée collée à la cuillère, gourmande je la lèche à petits coups de langue affamés, mon imagination m’entrainant vers des comparaisons sensuelles…

Un coup de klaxon dans la rue me ramène abruptement à la réalité, j’emporte le plateau sur la table basse du salon. Je m’assieds dans le fauteuil, repliant mes jambes sous moi. Je penche mon buste, prends la théière d’une main, tiens le couvercle de deux doigts de l’autre main et laisse couler le liquide ambré lentement dans la tasse. Mon regard s’égare vers la petite assiette et lorsque mes doigts s’emparent de la gourmandise improvisée, je ne peux que penser : « Voilà un bien meilleur destin pour ce petit pain ! », juste avant de le croquer avec des murmures de plaisir.

dimanche 20 novembre 2011

Boite de Pandore

Dans la mythologie grecque, Pandore est la première femme. Elle est associée à la légende de la « boîte de Pandore » (en fait, une jarre). Cédant à la curiosité, Pandore ouvrit la boîte. Elle est parfois appelée Anésidora « celle qui fait sortir les présents des profondeurs»

Voilà deux mois que je laisse, à nouveau, mes doigts pianoter sur le clavier les mots, les phrases parlant de tout et de rien, de poulet rôti et de matelas, exprimant mes blessures et mes joies, de mon Père à l’Attente. Le texte vient quand il le souhaite. En pleine nuit, la tapisserie du destin se tisse, à 6 heures du matin, je me réveille avec un air de fête de village western et c’est le quadrille du zodiaque. Je promène mon chien dans la campagne et l’escargot se dessine, je sens la bonne odeur du dernier « j’en sais rien » de mon Petit Cuisinier et je pèle une tomate, dure vie. Je vide ma tête sur la page blanche avec mon cœur, j’y mets un peu de mon âme pour sécher l’encre et à nouveau, petit à petit, les lettres forment des mots, les mots des phrases et les phrases des textes. Des textes en forme de poèmes, d’acrostiches ou encore le plus étrange en nouvelle ? Celle-ci ne devait être qu’un conte en deux parties, rédigé pour taquiner un lecteur qui trouvait trop tendres, trop féminins mes autres écrits. Mais au fil des jours, le récit se rallonge amenant des éléments nouveaux, des péripéties amusantes, mon imagination s’est prise au jeu et treize chapitres plus tard, elle se poursuit toujours à mon grand étonnement. Et, me voilà, aujourd’hui, amis taquineurs de Plume, en train de vous raconter ma vie avec les mots. Alors, je me pose une question : était-ce bien raisonnable d’ouvrir ce que j’appelle en souriant ma boite de Pandore ?

jeudi 29 septembre 2011

Murmures d'un coquillage

Coquillage par une mouette abandonné Que de voyages pourrais-tu raconter ? Des coques de bateaux devant toi passées Aux doigts agiles et tendres qui t’ont ramassé.

De tes impuretés, tu fus nettoyé Pour maintenant aux regards être exposé Sont-ce des secrets en toi recelés, Ou des moments sous les cieux partagés ?

Laisse ma muse par ses mots murmurés Une belle histoire vécue, par mon âme imaginée. Il était une fois une princesse de Cornouaille Qui musardait de-ci de-là dans les broussailles, Quand au détour d’un chemin, elle aperçut une plage Et, mélancolique, laissa son regard s’évader vers le large.

L’ombre lointaine d’un navire, toutes voiles carguées Sur l’horizon du soleil couchant du printemps se dessinait.

S’avançant à petits pas sur le sable fin d’une démarche de reine Elle heurta du bout de son pied un objet qui affleurait à peine.

Se penchant pour découvrir ce qui l’avait arrêtée De ses doigts, elle dégagea une moule naufragée. Lentement, dans sa paume elle l’a fit tourner Afin de bien observer chacun des côtés.

De son pouce, elle ôta les indélicats qui s’y étaient collés Afin de faire resplendir cette merveille délaissée.

Un grand sourire sur son visage se dessina Lorsqu’elle reconnu la coquille de ce mollusque là.

Son regard ne l’avait-il pas déjà observé Sur le bâbord d’un voilier au port attaché ?

Lentement sa tête, elle releva, offrant son visage aux cieux

Ah, comme il était bon de se sentir deux !

jeudi 4 août 2011

Indifférence de la différence

A ma naissance rien ne vous distinguait l'un de l'autre. Les années passant tranquillement sans différence. Vous n'avez pas attendu l'adolescence pour commencer votre croissance et les soucis ont commencé. Vous attiriez les regards alors que je souhaitais rester dans l'ombre. Victime sans le comprendre de la jalousie maternelle, vous n'étiez qu'objets de moquerie et sujets de dénigrements. J'essayais en vain de vous cacher, courbait le dos.

Mais rien n'y faisait.

Il a fallu attendre la naissance de mon premier enfant, pour que je me réconcilie enfin avec vous. Une période de pur bonheur. Les années ont passé. Je ne vous cachais plus. J'osais vous suggérer, les regards ne me dérangeaient plus mais me faisaient sourire, contente de ne plus porter votre fardeau. Mais le destin est capricieux et de deux, vous n'êtes plus qu'un. Celui du coeur est seul comme le gardien de ses battements. Mais nous sommes dans une société où l'image est devenue plus importante que l'humain. Pourtant, ma vie écourtée,  je la vivrais telle qu'elle est, telle que je suis devenue, sans toi.

Peu  importe les autres, leur confort visuel. Mon temps ne sera pas gaspillé dans des couloirs aseptisés. Je préfère les balades dans les sous bois, musarder dans les sentiers de randonnée, flâner au bord de l'océan à la terrasse d'un café, sentir le soleil chauffer mon visage, le vent envoler ma longue chevelure argentée. Je préfère les fous rires de mes enfants, les mots doux de mon amant, les aboiements joyeux de mes chiens au bruit des chariots cognant les murs des couloirs, les sabots des blouses blanches, le chuintement des portes coulissantes.

Est-ce mal? Immoral? Égoïste?

Et pourtant combien de regards me condamnent? Je ne les compte plus, je ne veux plus les voir. A quoi bon tenter de faire comprendre à des êtres qui n'ont toujours pas effacé le mot guerre de leur vocabulaire que la vie est plus importante que tout !

mardi 5 juillet 2011

Histoire d'Amour

Parfois la réalité sort des rêves et nous rejoint dans la vie quotidienne : Un soir j’ai rêvé de toi. Depuis, chaque nuit tu t’introduis dans mes rêves. Avec toi, je voyage dans des pays lointains, des contrées sauvages et inhabitées. De grands oiseaux aux plumes multicolores enchantent nos promenades lorsque nous parcourons les vastes plaines giboyeuses. Des troupeaux de bêtes à l’épaisse fourrure brune traversent devant les sabots de nos chevaux. De grands arbres apportent ombre protectrice des rayons du soleil et abri douillet pour notre repos nocturne. Sors de mes rêves, viens me rejoindre dans ma vie quotidienne. Pour toi : Je serais chaude pour réchauffer tes hivers, claire pour éclairer tes printemps, lumineuse pour bronzer tes étés et douce comme la brise de tes automnes. Je serais une perle de sueur et je coulerais sur ton front, lorsque tu essaierais de m'essuyer je me glisserais sur ton nez et lorsqu'agacé tu me prendrais du bout des doigts, je me laisserais glisser sur tes lèvres. Je serais une jolie chatte blanche très douce aux ongles rentrés pour ne pas blesser, je miaulerais de plaisir sous les caresses, ronronnerais de contentement sous les doigts qui tendrement me grattouilleraient les oreilles. Je serais une mèche de tes cheveux, je m’échapperais de ta tignasse et je sourirais lorsque chatouillé tu me repousserais, mais indomptable je reviendrais à ma place. Je serais le Nil et je coulerais dans ces plaines riches des souvenirs des civilisations antiques. Je me réchaufferais au soleil de Râ et me jetterais dans la Méditerranée pour parcourir le vaste monde en passant entre les colonnes d'Hercule. Je serais la fée de ton logis. D'un coup de baguette, des brassées de bonheur empliraient tes vases, des bûches de passion éternelle se consumeraient dans l'âtre de ta cheminée, des délices sucrés de toutes les contrées s'étaleraient sur la table de ta cuisine, des draps de désirs recouvriraient ton lit, des rideaux d'intimité orneraient tes fenêtres. Je viendrais la nuit vêtue de mes plus beaux atours de dentelle et de soie dévoilant les courbes harmonieuses de mon corps pour enjoliver tes rêves de douceur et de tendresse. A mes appels tu as répondu, tu es venu et nous ne faisons plus qu’un désormais.

vendredi 1 juillet 2011

Enfance violée

Petit blondinet Dans le jardinet A cache-cache tu jouais Quand il t’a attrapé

Dans le passé déjà puni De prison il est sorti Pas même guéri Il reprend son infamie

Qu’a donc fait la justice ? Des innocents elle est débitrice De toutes leurs cicatrices Lorsqu’elle se fait violatrice

Pères et mères souffraient De cette innocence violée De cette enfance envolée Quand cela sera-t-il terminé ?

jeudi 10 février 2011

Délire d'un jour de pluie

Aïe, ouille, mais où est-ce que je suis ?  Il fait tout noir, vraiment noir, un noir d’encre. C’est étroit, même pas la place de me retourner, et puis, c’est tout mouillé. Ouh la la, il faut que je me sorte de là en vitesse. Moi et les liquides on n’est pas copains du tout ! Bon, je ne peux qu’avancer alors, essayons et voyons où cela va me mener.  A peine la place de passer la tête … heureusement que mon corps est assez souple et que je peux m’étirer un peu. Allez, un petit coup de reins et hop, me voilà propulsé en dehors de ce piège comme un bouchon de champagne. Allez, je me secoue un peu histoire de retirer ce voile qui m’empêche d’ouvrir les yeux.  

J’entrouvre une paupière, puis l’autre. Je referme illico.  C’est tout blanc ! Quel contraste ! Je recommence, il faut bien que je sache où l’imagination débordante de ma maîtresse m’a envoyé ! Ben oui, figurez-vous que j’étais tranquillement en train de faire ma petite sieste du matin dans mon  coin préféré, allongé de tout mon long sur mon petit matelas de foin, quand sa muse s’est pointée à ma porte et d’un coup de plume m’a littéralement kidnappé sans rien me demander ! Même pas un petit mot gentil ! Un petit bonjour n’aurai pas été superflu. Eh bien NON ! Rien ! Nada ! Ah la la, la politesse n’est plus ce qu’elle était! Enfin … trêve de bla bla … sinon vous allez dire : « Non, mais quel bavard celui-là ! Une vraie  pie ! » Alors là je vous arrête tout de suite. STTOOPPP ! JE NE SUIS PAS UNE PIE ! Non mais ! Je n’ai pas de plume ! Mon pelage est très doux et l’harmonie de ses couleurs me vaut des murmures admiratifs. Alors un peu de tenue s’il vous plaît !  

  Donc, je rouvre mes yeux et contemple cet univers tout blanc. Je tourne la tête. Tiens une plume ? Elle s’envole, plonge la tête la première dans ce drôle de récipient d’où je sors, puis, elle se pose délicatement sur cet espace d’une blancheur immaculée. Je m’approche pour mieux comprendre pourquoi elle le salit ainsi, avec élégance, je ne nie pas, mais bon, il doit bien y avoir une raison. Et hop ! Elle s’envole à nouveau, refait le plein et poursuit son manège. Les traces forment des mots et les mots s’alignent en phrase. Je me redresse sur mon derrière. NON ! Je vous interdis de rire. C’est un exercice très difficile et très périlleux ! J’ai des copains qui se sont fait un tour de rein et qui sont restés bloqués. Nous ne le pratiquons qu’en privé pour notamment faire notre toilette, mais, cela reste un secret … chut… vous ne le direz pas. Je compte sur votre discrétion. Merci. Bon alors, qu’écrit donc cette plume ?  

  Eh, mais c’est de moi qu’elle parle ! Elle raconte toutes mes pensées ! Tout le monde va me connaître ! Bon d’accord, un cochon d’inde qui porte un nom « capitale » à la sauce manga, ce n’est pas courant, même si cela n’a rien d’extraordinaire quand on est baptisé par un ado, mais tout de même… elle aurait pu me demander mon avis avant de me glisser entre l’encrier et la plume …  

lundi 31 janvier 2011

La vie, la mort et l'amour ...

Courir encore et encore après la vie, n’est-ce pas se rapprocher encore plus vite de la mort ?
Assis !
Pose-toi !
Respire !
Ferme les yeux et imagine ….
Ton corps ne pèse plus rien,
Tes douleurs s’estompent,
Tes soucis s’évanouissent,
Laisse tes pensées errer et trouver le fil qui te guidera vers un havre de paix, de douceur et de chaleur. Ton âme s’y promène, crée au gré de ton envie des instants de bonheur et doucement se ressource.
Respire !
Ouvre les yeux !
Lève-toi !
Reprends ta plume, laisse tes doigts la guider sur la page blanche, observe les courbes des lettres, leurs arrondis et leurs flèches s’élançant vers un autre monde, un monde imaginaire mais que tu rendras réel au fil des lignes qui, peu à peu, noircissent le papier.
Sens le vent dans tes cheveux, l’odeur salée de l’océan sur ta peau, le sable sous tes pieds, arpente la plage, les yeux mi-clos, laisse un sourire se dessiner sur tes lèvres, puis, lentement tourne la tête, plonge ton regard dans le sien et balaie ses interrogations sur l’avenir.
A tes côtés je suis, à tes côtés je resterais

vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noël

Ne vous sentez pas délaissés, vous qui passez par ici, même en silence ... il y a des moments dans la vie où il faut savoir faire une pause afin de se ressourcer, de remettre chaque élément à sa place et revenir quand on se sent prêt.

A bientôt

mercredi 22 septembre 2010

EXISTER


Se cacher dans le noir
Pour oublier la réalité
Mieux profiter seul de l’instant présent
Sans savoir que l’autre se sent absent.

Ne plus exister  que dans un  regard
Exprimant la profondeur des sentiments
Dont  il est depuis le premier jour le miroir
Voile de douceur pour l’autre devenu différent.

Les paupières abaissées comme des rideaux
Sur la fenêtre du quotidien à présent si laid
Permet de s’évader dans un monde passé
Que la maladie ne rendra plus jamais beau.

Se contenter d’écrire sans sourire, ni envie,
Simplement voir les lettres former des mots sans vie
S’être fourvoyée sur leur valeur après y avoir tant cru
Comprendre que l’on n’est plus rien qu’un individu.

mardi 13 juillet 2010

Rêveuse princesse

Les années passent et elle rêve toujours d’une vie différente, d’une vie de princesse et de contes de fées, de châteaux et de prince charmant.

Quand elle se lève le matin, le miroir de la salle de bain lui offre un visage qui a gardé sa fraîcheur au fil des jours malgré les rides, des yeux toujours avides de découvertes malgré les vicissitudes de la vie, un corps qu’elle ne cesse de vouloir garder aussi agréable à vivre que possible.

Sous la douche, elle imagine …

Une magnifique allée de graviers, bordée de platanes. Elle est assise à côté de son aimé. Sa main gauche est posée sur sa cuisse droite comme toujours. Il  a tourné la tête pour capter son regard quand la voiture a franchi la grille d’entrée, voire cette étincelle de bonheur surpris de vivre un rêve tout éveillée.

Une immense bâtisse dont l’architecture peut lui donner le nom de château est posée devant une cour circulaire dont la fontaine centrale guide les véhicules vers un parking un peu à l’écart afin que les lieux restent calmes et sereins.

Des marches de pierre reçoivent ses hauts talons qui claquent légèrement à chaque mouvement de hanche. Il la suit, juste un peu en retrait, pour admirer le galbe de sa jambe dévoilé par une jupe en cuir à la longueur habilement choisie. Cette féminité omniprésente chez elle, le fait frémir.

Un hall aux dimensions impressionnantes les accueille. Il s’avance et s’occupe des différentes formalités, pendant ce temps, elle se laisse imprégner par les lieux, admire les fauteuils de différents styles, disséminés ça et là, pour permettre de se reposer, de lire, d’attendre, de discuter sans être gêner par les autres. De très beaux bouquets de fleurs, artistiquement disposés dans des vases d’un autre siècle, d’un autre continent, servent de séparation et apportent un doux mélange de senteurs. Un décor de cinéma, un décor de rêve ….

Les tapis aux motifs géométriques étouffent leur pas tandis qu’ils gagnent leur chambre par un bel escalier de marbre de Carrare et quand la porte s’ouvre sur une symphonie de bleus mettant en valeur un immense lit à baldaquin, une porte-fenêtre donnant sur une terrasse et des jardins fleuris, son cœur se met à battre de plus en plus vite.

Elle attend statufiée qu’il ait refermé la porte. Elle le devine plus qu’elle ne l’entend. Il s’approche d’elle et elle se laisse aller dans ses bras, son dos contre son buste. Elle frissonne sous les baisers qu’il dépose doucement dans son cou.

-Alors, ma chérie, ma surprise te convient-elle ?

dimanche 20 juin 2010

Artisan de son plaisir ... suite...

Bonjour,

vous avez été plusieurs à me demander une suite à l'un de mes textes érotiques : Artisan de son plaisir. J'ai beaucoup hésité, longtemps ma muse s'est refusée à glisser les mots le long de ma plume et puis, un soir, elle s'est décidée. Voici :

Mon souffle précipité par cet immense désir qui monte en moi, auréole la vitre d’une buée qui vient obscurcir mon champ de vision. Perdu dans ce rêve éveillé, je me déplace sans précaution, heurte un pot de fleurs du bout de ma chaussure. Un bruit sec se répercute dans le silence de la nuit stoppant net ses gestes. Mon cœur s’affole quand sa tête se tourne vers moi. Mes jambes refusent de bouger. Je veux fuir, me maudis de mon étourderie, j’aimerais revenir en arrière, je forme le vœu d’être invisible, mais quand ses yeux rencontrent les miens, mes pensées se figent.

Même à cette distance, l’intensité de son regard bleu est telle que plus rien d’autre n’existe. Elle s’avance à petit pas vers moi. Ses hanches se balancent tranquillement. Ses longs cheveux sont ramassés d’un seul côté de son cou et sa tête légèrement penchée dégageant sa nuque, des fourmillements viennent picoter mes lèvres d’une envie de se poser sur cette peau nue.

Elle est juste devant moi, seule la grande baie vitrée nous sépare. Je ne remarque même pas sa main qui s’est, très certainement, avancée pour l’ouvrir. Je sens à peine ses doigts s’emparer des miens. Je suis surpris par leur douceur et leur chaleur. Un long frisson parcourt mon dos. Je secoue les épaules et me laisse guider à l’intérieur.

J’entends à peine le glissement de la fenêtre qu’elle referme. Je la suis vers un canapé d’angle que je n’avais pas remarqué. Un immense drap de bain ivoire le recouvre. Je me retourne vers elle et l’appel de son regard me ramène à l’instant présent pour mieux m’emmener vers les contrées inexplorées d’un coup de foudre passionné.

Sa taille se cambre légèrement quand mes mains la prennent. Sa tête se penche en arrière et je dévore de baisers son cou offert. Je sens ses doigts dénouer la ceinture de ma veste, déboutonner ma chemise, détacher ma ceinture. Je l’aide sans jamais vraiment la lâcher, comme si elle risquait de disparaître aussi soudainement qu’elle m’était apparue.

Nos deux corps dénudés se couchent lentement l’un près de l’autre. Mon désir dressé est caressé par des doigts agiles qui sont bientôt rejoint par une bouche avide et des râles s’échappent de mes lèvres. Mes doigts se glissent dans sa magnifique chevelure, s’y agrippent, elle secoue la tête, comme un jeu. Mon excitation est à son comble. J’agrippe ses hanches et elle vient me chevaucher, telle une sirène sur les vagues déchaînées.

Nos regards se rejoignent et ne se quittent plus.

Ses gémissements accompagnent mes râles comme une symphonie orchestrée par le plus grand magicien : celui de l’amour de deux êtres que rien ne destinait à se rencontrer. Elle est si belle sous l’emprise du plaisir que je mets toute mon énergie à l’emmener encore et encore vers d’autres cieux.

Quand enfin, je me laisse aller et la rejoins dans un dernier envol passionné, je sais que je suis enfin au bout de ma route. J’ai, enfin, trouvé un but à cette vie erratique : je serais, désormais, l’artisan de son plaisir … de ses plaisirs … pour notre plaisir.

lundi 31 mai 2010

Spectatrice de son destin

Apprendre après de longues heures de sommeil artificiel que notre espérance de vie n’est plus qu’un assemblage de lettres sur un bout de papier, ne peut laisser aucun humain indifférent et une sirène n’échappe pas au reflux des émotions engendrées par ce chavirement de son destin vers de nouvelles contrées.

Les couleurs, les sons, le parfum des roses, les rayons du soleil dans l’aube naissante, la lumière de la pleine lune sur la lande, les sourires contraints et les éclats de rire francs, les petites misères des uns et les pertes d’êtres chers des autres, ne résonnent plus dans le maelström des vagues de la vie sur le même tempo.

Des mois à chercher l’harmonie nécessaire pour que, dans un semblant de paix, les minutes et les heures puissent s’écouler moins douloureusement, ont épuisé les forces d’une volonté qui  a vu, en un battement de scalpel, toutes les batailles remportées par le passé pour construire le futur se ranger dans le livre des souvenirs.

Regarder le spectacle que le destin a décidé de lui offrir afin de mieux en appréhender chaque nuance, pour tenter de trouver encore une place dans ce monde de l’image et du paraître est une étape que la sirène traverse en se laissant transporter dans un navire d’amour et de passion. Ses mousses ont repris les rames qu’elle a abandonnées et un nouveau capitaine s’obstine à garder le cap vers l’avenir qu’il ne conçoit plus sans elle.

Ensemble ils naviguent au gré des vents, estompant les orages de leurs sourires, abaissant le tumulte d’Eole par leur constante présence, se relayant pour ne pas la laisser se perdre au milieu des récifs du quotidien.

Il faut un temps à chaque chose et quand le temps n’existe plus, alors simplement changer d’unité de mesure et observer avec un nouveau regard le sablier du temps s’écouler sans fin.

jeudi 29 avril 2010

Spectatrice

Sortie de l’adolescence, plongée dans la vie d’adulte, pouvoir  faire ses choix et agir selon ses souhaits pour avancer : une vraie motivation pour cheminer dans les arcanes du quotidien.

Se marier, avoir des enfants et tenter de les élever selon son cœur, être contrecarrée avant d’être rejetée et se retrouver seule avec eux : une vraie motivation pour aider ses enfants à grandir et devenir adultes.

Faire une rencontre imprévue, traverser l’hexagone, monter un projet professionnel  à long terme et ne pas partager la même volonté de construire et de sauvegarder son couple : une vraie motivation pour tout remettre en question.

Repositionner tous les éléments et accepter de se laisser  prendre par la main et guidée vers demain aurait pu être le moteur d’une nouvelle vie, mais la maladie est arrivée et a fait basculer la valide vers l’invalide.

Se raccrocher à des valeurs et des notions d’une époque romantique désuète pour tenter d’exister encore un peu n’apporte que souffrances et déceptions aux personnes aimées.

Alors il est temps de regarder les choses en face et d’accepter de ne plus être actrice mais simplement spectatrice…

samedi 10 avril 2010

Amour et Acquit

amour et acquit

Il est des hommes qui sont prêts à tout pour conquérir et ensuite … posent leur acquit dans le décor de leur quotidien et le laissent prendre la poussière. Il est tellement plus facile de passer devant chaque jour, dire les mêmes mots qui, peu à peu, perdent leur éclat car aucune attention particulière, unique ne vient les faire briller.

Pourquoi s’arrêter et d’un souffle attentif, ôter le poids de l’habitude pour le regarder s’alléger et s’éclairer de mille feux pour vous ?

Pourquoi se remettre en question quand les grains de sable crissent de plus en plus nombreux sous vos pas sur le chemin de l’avenir puisqu’après tout, si vous n’êtes pas accepté comme vous êtes c’est que vous n’êtes pas aimé à votre juste valeur?

Pourquoi se fatiguer à construire une vie à deux différente et enrichissante quand il suffit simplement de se laisser emporter par du vent, choisir la seule satisfaction de ses besoins physiques et fermer la porte au plaisir de la jouissance de l’intelligence partagée ?

Il est tellement plus facile de descendre que de monter.

Et pourtant, il est des hommes qui sont prêts à tout pour conquérir et ensuite … choisissent avec soin l’écrin dans lequel il le dépose délicatement. Chaque jour, ils renouvellent leurs mots, réaménage le nid de soie et de douceur, observent chaque détail, chaque mouvement, n’oublient aucune parole.

Ils recherchent sans cesse de nouveaux moyens de faire briller l’éclat de la passion sans laquelle ils ne savent plus vivre. Ils y boivent comme des assoiffés à une oasis après un long parcours dans le désert des sentiments non partagés.

Ils deviennent un peu possessifs, guettent le froncement de sourcil pour en connaître les limites et font attention à tisser des liens aussi légers qu’une toile d’araignée, aussi aériens qu’une plume et aussi durables que leur amour.

Ils ont choisi de bâtir un duo qui sera le leur, acceptent les difficultés des remises en question et cherchent encore et toujours à maintenir l’équilibre afin d’être eux-mêmes tout en étant deux.

Qui a tort, qui a raison ?

Personne, simplement il faut choisir entre n’être rien avec quelqu’un quelconque et se sentir quelqu’un avec le pétillement de la féminité.

mardi 30 mars 2010

Un petit truc très sympa : l'icône Gravatar

Bonjour,
gravatar-logo
Avez vous remarqué que sur la plupart des blogs et forums certains utilisateurs ont une image personnalisée attachée à leur profil ? Cette image est un avatar, soit la représentation graphique de l’utilisateur.
Pour disposer d’un avatar, on doit souvent se rendre sur chaque site et associer manuellement une image à son compte, dans la partie dédiée à son profil. Cette procédure, à répéter sur chaque site sur lequel on s’inscrit s’avère fastidieuse à la longue. Une solution existe : Gravatar (Globally Reconized Avatar). Ce service propose d’associer un avatar à une adresse email. Implémenté sur un bon nombre de plateformes de blogs et forums il permet d’ajouter automatiquement votre avatar à votre profil (à condition d’utiliser la même adresse email). La société qui gérait Gravatar a été rachetée par Automattic (La société qui possède Wordpress) et maintenant Gravatar est géré de manière native par la plupart des thèmes Wordpress et par extension, par la plupart des blogs. Si vous en voulez un vous devez posséder un compte chez Gravatar. Quand vous postez un commentaire, le blog va vérifier si un avatar est associé à votre email sur le site Gravatar et l’ajouter automatiquement. Si vous n’avez pas de Gravatar, une image par défaut est affichée. Ce système est le même sur tous les sites gérant le service. Qu’attendez vous ? Il est temps de disposer de votre Gravatar ! Première chose, choisir une image. Plusieurs solutions s’offrent à vous, une photo, une image sur votre pc, ou générer un avatar sur un site personnalisé. Voici quelques sites spécialisés dans la génération d’avatars, a vous de choisir le type qui vous correspond le mieux :
Faceyourmanga : http://www.faceyourmanga.com/faceyourmanga.php?lang=eng
Doppelme (nécessite de s’enregistrer pour débloquer toutes les personnalisations) : http://www.doppelme.com/
CreateYourOwnSuperHero : http://marvel.com/create_your_own_superhero
SP-Studio : http://www.sp-studio.de/
Votre avatar est choisi, maintenant il faut créer votre compte sur Gravatar.
Procédure : Pour commencer, rendez-vous sur le site de Gravatar : http://fr.gravatar.com/
Cliquez sur "Get your Gravatar today"
Renseignez une adresse email valide
Allez cliquez sur le lien qui vous a été envoyé par email
Renseignez un pseudo et un mot de passe
Votre compte est créé. Il faut maintenant lui associer une image
Choisissez le mode d'envoi de votre image
Une fois l'image envoyée, un outil en ligne permet de la recadrer
Choisir la catégorie de votre image (en fonction des descriptions)
Votre image est ajoutée , votre compte Gravatar est créé.
A part si vous voulez changer votre Avatar, vous n’aurez jamais besoin de vous reconnecter sur le site. Pour utiliser votre nouvel avatar, il vous suffit de poster un commentaire avec l’adresse email que vous venez d’utiliser sur un site compatible et ce dernier va automatiquement associer le Gravatar à votre email.
Cerise sur le gâteau tous les commentaires déjà écrits avec votre email renseigné seront complétés avec votre Avatar.

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