Bonne Année
Une nouvelle année commence. Chacun espère qu’elle sera meilleure que la précédente. Mais n’est-ce pas supposer que le temps a connaissance de notre calendrier ? Il y a bien sûr dans nos vies des périodes plus ou moins gaies, plus ou moins faciles, plus ou moins agréables. Il y en a que l’on voudrait revivre pour les vivre différemment tant on a l’impression d’être passé à côté de quelque chose et puis, d’autres que l’on ne voudrait n’avoir jamais vécu car les cicatrices qu’ils ont laissé sont encore douloureuses. Pourtant on dit que l’on apprend plus de nos erreurs que de nos réussites. Cela doit-il nous réconforter? Je ne sais. Je pense que la recherche du bonheur sans ombre est utopique et qu’espérer que les mauvais moments soient effacés par des myriades de gouttelettes de bonheur est beaucoup plus raisonnable. Qu’en pensez-vous? Posted by Sirene under Quotidien, Reflexion | Permalink | 1 Comment »Trois mousquetaires
Trois hommes très différents
Par la plume se sont trouvés
Des proses se sont échangées
Pendants semaines et ans.
Une princesse est apparue
Avec ses mots pour parure
Son cœur sans armure
Son âme totalement nue.
Porthos, compagnon fidèle
A ses côtés, jours et nuits
Pour lui éviter les ennuis
Veille sans relâche sur elle.
Aramis écrit des poèmes
A l’automne de sa vie
Et mène par envie
Une retraite de bohème.
Athos joue les séducteurs
Pour meubler son ennui
Pour réchauffer ses nuits
N’est qu’un collectionneur.
A ses trois compagnons
La belle s’est dévoilée
S’en est allé le félon
Porthos et Aramis sont restés.
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Magie de la nuit
L’astre lunaire s’éteint doucement. La nature belle et sauvage s’éveille sous les premiers rayons de soleil. Râ, en ce jour de septembre, éclaire le monde des hommes.
Au-delà du petit pont, une sirène s’attarde. Elle vient souvent se balader dans ce petit domaine des iles de la Loire, admirer la faune et la flore dans cet espace encore préserver des ravages de la pollution.
Au-delà du petit pont, une sirène s’attarde. Elle vient souvent se balader dans ce petit domaine des iles de la Loire, admirer la faune et la flore dans cet espace encore préserver des ravages de la pollution.
Or, voici quelques jours, traversant une clairière de frênes, une pierre au milieu d’un parterre de fleur sauvage a attiré son regard.
Elle l’a touchée du bout des doigts. Sa tiédeur l’a surprise. Dans sa main, elle est venue tout naturellement se lover.
Quelques marbrures zébraient sa surface, des cicatrices anciennes, sans doute, certaines plus profondes que d’autres. Elle la souleva et l’exposa à la lumière du soir, des cristaux brillaient par endroit, comme si le bonheur irradiait de ce morceau de roche.
De retour dans sa grotte au fond de l’océan, elle posa son trésor à côté de ses autres trouvailles, puis elle entonna un chant à la fois sensuel et mélancolique.
Alors, la pierre se mit à luire, à émettre des couleurs. Une image se matérialisa. Un chevalier des temps anciens la salua :
– Bonjour Gente Dame, je ne saurais jamais assez vous remercier d’avoir bien voulu m’accorder la grâce de me ramener en votre logis.
La Sirène fascinée par ce prodige ne sût que répondre :
– Bonjour Messire, honorée je suis de votre présence. Mais, par quel artifice, une simple pierre peut-elle cacher un homme ?
– Je ne suis point un homme, mais un paladin. Votre chant, belle sirène, m’a attiré vers vous. D’un mot d’un seul de votre part, je mettrais mon bras et mon épée à votre service en humble serviteur que je suis.
– Je ne saurais jamais assez, Chevalier, vous remerciez de tant de bonté.
– Point n’est besoin, ma mie, de m’offrir ors et diamants, terres et titres, quelques mots de vous, quelques lettres échappées, suffiront amplement.
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Lande Amarante
Un vent échappé de l’automne souffle sur la lande en ce dernier jour de l’hiver avant le printemps.
Main dans la main, nous nous promenons, passant de la marche rapide à une marche plus lente, à mesure que nos pas nous rapprochent de cet endroit qui n’appartient qu’à nous, ce petit coin de paradis, cercle de pierre à l’orée de la forêt de Brocéliande.
Mes cheveux en désordre jouent à s’emmêler et narguent les tiens coupés courts qui restent bien sagement à leur place. Quel contraste avec le pétillement de désir que je lis dans tes yeux lorsqu’ils se posent sur mon visage, ma bouche, mon cou, ma nuque !
Eole plaque ma longue jupe contre mes jambes dévoilant à ton regard la forme d’une attache coquine en haut de ma cuisse. Tu souris de cette impertinence qui me fait monter le rouge aux joues. Je baisse mon menton pour que tu ne le vois pas, mais, en riant, tu t’arrêtes, passes ta main dessous, relèves ma tête et tendrement embrasses mes lèvres.
Un long frisson me parcourt toute entière, mes doigts se serrent un peu plus autour des tiens et nous reprenons notre marche, nos deux cœurs battants un peu plus vite. Je lève mes yeux vers le soleil, mes paupières viennent doucement les recouvrir et seulement guidée par ta main, j’avance dans le vent.
Mes pieds cessent de fouler l’herbe drue et se posent sur une terre battue qui me ramène à la réalité des lieux. Nous nous arrêtons. Tu passes un bras autour de ma taille et m’attires amoureusement à toi. Ma main vient caresser ton épaule, remonte vers ton cou, glisse derrière ta nuque et s’y agrippe quand l’intensité de ton baiser enfièvre tout mon corps.Comme dans un rêve, dans un autre univers, à une autre époque, nous avançons collés l’un à l’autre jusqu’à ce bloc de granit aux angles érodés par les intempéries et à l’assise polie par les hommes et les femmes qui s’y sont reposés.
Que d’histoires ces pierres pourraient-elles raconter ? Des histoires de repos après une longue après-midi à travailler le champ qui longe la forêt. Des histoires de rendez-vous nocturnes pour conspirer pour la liberté de penser et de vivre. Des histoires d’amours naissantes les nuits de pleine lune. Des histoires simples d’amoureux en quête d’intimité, ou bien, de belles histoires d’amour et de passion surgies au bout de la nuit entre le ciel et l’enfer.
Lentement, tes baisers parcourent la courbure de mon cou. Tes doigts glissent le bord de mon gilet, dénudent mon épaule, tes lèvres poursuivent leur chemin jusqu’à cette ombre de tons bleus qui s’est échappée de la pointe du spécialiste pour se montrer juste là, où, à chaque mouvement, il peut onduler.
De ton autre main, tu suis l’arrondi de mon sein, des frissons de désirs montent du plus profond de mon être vers toi, mes mains alors, impatientes et tendres commencent à ouvrir un à un les boutons de ta chemise. Ma bouche vient découvrir la douceur de ta peau, ton odeur m’enivre, plus rien ne nous retient.
Nous nous offrons l’un à l’autre comme des amants passionnés sur cette musique qui résonne dans nos têtes et rythme nos ébats pour nous emmener dans ce monde si beau et si merveilleux d’un moment unique, en ces lieux si particuliers qui ne sont qu’à nous.Posted by Sirene under Erotique, Fiction | Permalink | No Comments »Les pierres auront une autre histoire à raconter, celle d’un rêve qui devint réalité dans la Lande Amarante pour le plaisir des mots et de l’instant.
Chocolat gourmand
Ouf ! Me voilà enfin à la maison.
Je replie le parapluie et le dépose sur le paillasson où il va dégouliner le temps que j’ôte mes chaussures. J’ai laissé tomber mon sac à main le long du mur de l’entrée. Mon imper commençant à marquer le carrelage d’une trainée humide, prestement, je l’enlève, le replie sommairement, récupère le parapluie et en quelques enjambées prudentes, afin que mes pieds nus dans mes bas ne glissent, je gagne la salle de bain et je les lâche dans le bac à douche. Puis, j’attrape une serviette en éponge, frotte vigoureusement mes cheveux, respire un grand coup. Je me regarde dans la glace et un rire me secoue. Ouh la la, j’ai besoin d’un bon coup de peigne pour discipliner un peu ma tignasse. Je m’exécute, puis, je prends mon ciré et le suspend sur le cintre laissé la veille pour le cas où la météo ne s’améliorerait pas.
Faisant fi des superstitions familiales, j’ouvre en grand cet accessoire destiné à sauvegarder nos corps des caprices pluvieux du ciel et l’équilibre tant bien que mal sur le rebord de la baignoire.
Je regagne l’entrée, ramasse mon sac pour le ranger à sa place sur le meuble du vestibule et referme ma porte. J’ai de la chance d’habiter au dernier étage et de ne partager le palier qu’avec un jeune couple parti pour des vacances à la neige.
Un frisson me parcoure le dos, je me dis qu’une tasse de thé me réchaufferait. Je me dirige vers la cuisine et ma main droite machinalement plonge dans la poche de mon gilet. Un sourire s’esquisse sur mon visage quand je retire un petit pain de sa « cachette ». Il est froid, un peu rassis, mais toujours de cette belle couleur dorée qu’il arborait sur mon plateau à la cafétéria de l’usine ce midi. Je ne l’ai pas mangé, plus très faim après le hachis parmentier hebdomadaire. Mais, je n’ai pas voulu l’abandonner au triste sort qui l’attendait entre deux assiettes vides, un verre sale et une tasse à café. Une main lasse et gantée de plastique jaune l’aurait attrapé sans ménagement pour le jeter au milieu d’autres détritus dans l’attente du broyeur ou de l’incinérateur. Triste destin !
Je le dépose doucement sur le plan de travail. Je prends la bouilloire électrique la remplie à moitié d’eau du robinet et appuie sur le bouton de marche après l’avoir reposée sur son socle. Mes mains s’activent entre la théière dans laquelle la boule emplie d’un mélange aux senteurs vanillées vient tout naturellement se glisser, une tasse en fine porcelaine blanche bordée d’un liseré doré, une planche en bois et une scie à pain.
Le petit pain est délicatement ouvert en deux par des dents affutées. Sa mie blanche s’offre à mon regard. Mes doigts le déposent dans la fente du grille pain et en actionnant le levier, le laissent descendre entre deux rangées de résistances qui rougissent de voir cette gourmandise venir se réchauffer et se parer de couleurs plus ensoleillées. Un clic, et mes narines respirent la bonne odeur de grillé qu’il exhale pour se rendre plus appétissant.
Hum ! La bouilloire émet un clic pour me prévenir que l’eau frémissante n’attend que mon bon vouloir pour se verser dans le récipient qui l’attend et ensorceler chaque brisures de feuilles afin d’en extraire toutes les senteurs des pays lointains qui les ont vu naître. Je procède au rituel et dépose le tout sur le plateau. Les deux morceaux du petit pain encore chauds viennent attendre sur une soucoupe.
Mes yeux ont effleuré un pot en verre empli de ce délicat mélange de cacao onctueux au parfum rehaussé de petites touches de lait, de sucre et de noisette. Des frissons provoqués par le métal froid d’une cuillère parcourent ma main, mon poignet se courbe, un sourire gourmand s’esquisse sur mes lèvres, mes yeux rieurs se plissent doucement. La pâte à tartiner coule sur la mie tiède, emplit chaque petit trou, s’uniformise sous la chaleur. Le parfum excite mes papilles et je salive au plaisir à venir. Un peu de pâte est restée collée à la cuillère, gourmande je la lèche à petits coups de langue affamés, mon imagination m’entrainant vers des comparaisons sensuelles…
Un coup de klaxon dans la rue me ramène abruptement à la réalité, j’emporte le plateau sur la table basse du salon. Je m’assieds dans le fauteuil, repliant mes jambes sous moi. Je penche mon buste, prends la théière d’une main, tiens le couvercle de deux doigts de l’autre main et laisse couler le liquide ambré lentement dans la tasse. Mon regard s’égare vers la petite assiette et lorsque mes doigts s’emparent de la gourmandise improvisée, je ne peux que penser : « Voilà un bien meilleur destin pour ce petit pain ! », juste avant de le croquer avec des murmures de plaisir.
Posted by Sirene under Quotidien | Permalink | No Comments »Boite de Pandore
Dans la mythologie grecque, Pandore est la première femme. Elle est associée à la légende de la « boîte de Pandore » (en fait, une jarre). Cédant à la curiosité, Pandore ouvrit la boîte.
Elle est parfois appelée Anésidora « celle qui fait sortir les présents des profondeurs»
Voilà deux mois que je laisse, à nouveau, mes doigts pianoter sur le clavier les mots, les phrases parlant de tout et de rien, de poulet rôti et de matelas, exprimant mes blessures et mes joies, de mon Père à l’Attente.
Le texte vient quand il le souhaite. En pleine nuit, la tapisserie du destin se tisse, à 6 heures du matin, je me réveille avec un air de fête de village western et c’est le quadrille du zodiaque.
Je promène mon chien dans la campagne et l’escargot se dessine, je sens la bonne odeur du dernier « j’en sais rien » de mon Petit Cuisinier et je pèle une tomate, dure vie.
Je vide ma tête sur la page blanche avec mon cœur, j’y mets un peu de mon âme pour sécher l’encre et à nouveau, petit à petit, les lettres forment des mots, les mots des phrases et les phrases des textes.
Des textes en forme de poèmes, d’acrostiches ou encore le plus étrange en nouvelle ? Celle-ci ne devait être qu’un conte en deux parties, rédigé pour taquiner un lecteur qui trouvait trop tendres, trop féminins mes autres écrits. Mais au fil des jours, le récit se rallonge amenant des éléments nouveaux, des péripéties amusantes, mon imagination s’est prise au jeu et treize chapitres plus tard, elle se poursuit toujours à mon grand étonnement.
Et, me voilà, aujourd’hui, amis taquineurs de Plume, en train de vous raconter ma vie avec les mots.
Alors, je me pose une question : était-ce bien raisonnable d’ouvrir ce que j’appelle en souriant ma boite de Pandore ?
Posted by Sirene under Quotidien | Permalink | No Comments »
Murmures d’un coquillage
Coquillage par une mouette abandonné
Que de voyages pourrais-tu raconter ?
Des coques de bateaux devant toi passées
Aux doigts agiles et tendres qui t’ont ramassé.
De tes impuretés, tu fus nettoyé
Pour maintenant aux regards être exposé
Sont-ce des secrets en toi recelés,
Ou des moments sous les cieux partagés ?
Laisse ma muse par ses mots murmurés
Une belle histoire vécue, par mon âme imaginée.
Il était une fois une princesse de Cornouaille
Qui musardait de-ci de-là dans les broussailles,
Quand au détour d’un chemin, elle aperçut une plage
Et, mélancolique, laissa son regard s’évader vers le large.
L’ombre lointaine d’un navire, toutes voiles carguées
Sur l’horizon du soleil couchant du printemps se dessinait.
S’avançant à petits pas sur le sable fin d’une démarche de reine
Elle heurta du bout de son pied un objet qui affleurait à peine.
Se penchant pour découvrir ce qui l’avait arrêtée
De ses doigts, elle dégagea une moule naufragée.
Lentement, dans sa paume elle l’a fit tourner
Afin de bien observer chacun des côtés.
De son pouce, elle ôta les indélicats qui s’y étaient collés
Afin de faire resplendir cette merveille délaissée.
Un grand sourire sur son visage se dessina
Lorsqu’elle reconnu la coquille de ce mollusque là.
Son regard ne l’avait-il pas déjà observé
Sur le bâbord d’un voilier au port attaché ?
Lentement sa tête, elle releva, offrant son visage aux cieux
Ah, comme il était bon de se sentir deux !
Posted by Sirene under Fiction | Permalink | No Comments »Indifférence de la différence
A ma naissance rien ne vous distinguait l’un de l’autre. Les années passant tranquillement sans différence. Vous n’avez pas attendu l’adolescence pour commencer votre croissance et les soucis ont commencé. Vous attiriez les regards alors que je souhaitais rester dans l’ombre. Victime sans le comprendre de la jalousie maternelle, vous n’étiez qu’objets de moquerie et sujets de dénigrements. J’essayais en vain de vous cacher, courbait le dos.
Mais rien n’y faisait.
Il a fallu attendre la naissance de mon premier enfant, pour que je me réconcilie enfin avec vous. Une période de pur bonheur. Les années ont passé. Je ne vous cachais plus. J’osais vous suggérer, les regards ne me dérangeaient plus mais me faisaient sourire, contente de ne plus porter votre fardeau.
Mais le destin est capricieux et de deux, vous n’êtes plus qu’un. Celui du coeur est seul comme le gardien de ses battements.
Mais nous sommes dans une société où l’image est devenue plus importante que l’humain. Pourtant, ma vie écourtée, je la vivrais telle qu’elle est, telle que je suis devenue, sans toi.
Peu importe les autres, leur confort visuel. Mon temps ne sera pas gaspillé dans des couloirs aseptisés. Je préfère les balades dans les sous bois, musarder dans les sentiers de randonnée, flâner au bord de l’océan à la terrasse d’un café, sentir le soleil chauffer mon visage, le vent envoler ma longue chevelure argentée. Je préfère les fous rires de mes enfants, les mots doux de mon amant, les aboiements joyeux de mes chiens au bruit des chariots cognant les murs des couloirs, les sabots des blouses blanches, le chuintement des portes coulissantes.
Est-ce mal? Immoral? Égoïste?
Et pourtant combien de regards me condamnent? Je ne les compte plus, je ne veux plus les voir. A quoi bon tenter de faire comprendre à des êtres qui n’ont toujours pas effacé le mot guerre de leur vocabulaire que la vie est plus importante que tout !
Posted by Sirene under Quotidien | Permalink | 2 Comments »Histoire d’Amour
Parfois la réalité sort des rêves et nous rejoint dans la vie quotidienne :
Un soir j’ai rêvé de toi.
Depuis, chaque nuit tu t’introduis dans mes rêves.
Avec toi, je voyage dans des pays lointains, des contrées sauvages et inhabitées.
De grands oiseaux aux plumes multicolores enchantent nos promenades lorsque nous parcourons les vastes plaines giboyeuses.
Des troupeaux de bêtes à l’épaisse fourrure brune traversent devant les sabots de nos chevaux. De grands arbres apportent ombre protectrice des rayons du soleil et abri douillet pour notre repos nocturne.
Sors de mes rêves, viens me rejoindre dans ma vie quotidienne.
Pour toi :
Je serais chaude pour réchauffer tes hivers, claire pour éclairer tes printemps, lumineuse pour bronzer tes étés et douce comme la brise de tes automnes.
Je serais une perle de sueur et je coulerais sur ton front, lorsque tu essaierais de m’essuyer je me glisserais sur ton nez et lorsqu’agacé tu me prendrais du bout des doigts, je me laisserais glisser sur tes lèvres.
Je serais une jolie chatte blanche très douce aux ongles rentrés pour ne pas blesser, je miaulerais de plaisir sous les caresses, ronronnerais de contentement sous les doigts qui tendrement me grattouilleraient les oreilles.
Je serais une mèche de tes cheveux, je m’échapperais de ta tignasse et je sourirais lorsque chatouillé tu me repousserais, mais indomptable je reviendrais à ma place.
Je serais le Nil et je coulerais dans ces plaines riches des souvenirs des civilisations antiques. Je me réchaufferais au soleil de Râ et me jetterais dans la Méditerranée pour parcourir le vaste monde en passant entre les colonnes d’Hercule.
Je serais la fée de ton logis. D’un coup de baguette, des brassées de bonheur empliraient tes vases, des bûches de passion éternelle se consumeraient dans l’âtre de ta cheminée, des délices sucrés de toutes les contrées s’étaleraient sur la table de ta cuisine, des draps de désirs recouvriraient ton lit, des rideaux d’intimité orneraient tes fenêtres.
Je viendrais la nuit vêtue de mes plus beaux atours de dentelle et de soie dévoilant les courbes harmonieuses de mon corps pour enjoliver tes rêves de douceur et de tendresse.
A mes appels tu as répondu, tu es venu et nous ne faisons plus qu’un désormais.
Posted by admin under Amour | Permalink | No Comments »Enfance violée
Petit blondinet
Dans le jardinet
A cache-cache tu jouais
Quand il t’a attrapé
Dans le passé déjà puni
De prison il est sorti
Pas même guéri
Il reprend son infamie
Qu’a donc fait la justice ?
Des innocents elle est débitrice
De toutes leurs cicatrices
Lorsqu’elle se fait violatrice
Pères et mères souffraient
De cette innocence violée
De cette enfance envolée
Quand cela sera-t-il terminé ?